Musique/Halalh est dans la place
Le show-biz burkinabè s’est enrichi le week-end dernier (samedi 8 novembre 2008) d’un nouvel album. Il est l’œuvre de trois jeunes dont le nom du groupe « Halalh » digne en langue moaga. Un album de 8 titres qui ne manquera pas de faire trémousser les Burkinabè dans leur grande majorité, tant les sons qu’ils distillent sont captivants.
Le groupe Halahl a chauffé le temple de la musique Reem - Doogo
C’est au temple de la musique ouagalais (Reem doogo) que, Rasmané NITIEMA alias Raso, Abdoulaye SAWADOGO dit Ablo et Ousséni COMPAORE, le Black, ont choisi de se jeter dans l’eau trouble (plein d’épines et de ronces et de crocodiles) du show-biz national. Un plongeon qui n’est pas anodin. Et pour cause, nous sommes à quelques semaines des fêtes de fin d’année. Et les Burkinabè sont à cours de nouvelles sonorités. Si donc la promo prend, comme l’a annoncé le manager du groupe Zosué SANOU, Halalh devrait pouvoir faire la une des hits et chauffer les boîtes de nuit et autres bars dancings dans les semaines qui viennent. Des huit titres qui composent l’album, il y a trois titres qui m’ont accroché et qui vont accrocher. C’est le cas du premier titre «Espoir». Un titre qui est fort dansant en même temps qu’il secoue à travers la mélodie et son message qu’il véhicule. Le troisième titre «Toum- soogo» chanté en mooré dans un rythme de wiiré, wenéga, ne manquera pas non plus de faire trémousser les Burkinabè. Dans ce titre, les trois jeunes ont su doser les rythmes du terroir mossi qu’ils ont modernisés à merveille. Le cinquième titre «Rassan- daaga» est également dansant, festif, remuant. Mais plus encore, il rappelle à beaucoup les ferveurs des fêtes aux villages et ne manquera pas de faire trémousser les mélomanes dans les zones rurales. La force de frappe de l’album est la langue qu’utilisent les trois jeunes pour passer le message et faire danser les gens : le mooré. Raso, Ablo et Black manient le mooré comme Molière manie son français. Si fait que, ils sont allés puiser dans les tréfonds de notre terroir, le meilleur des sonorités qu’ils ont savamment mélangé. Et ça donne du goût et du plaisir. Mais que l’on soit clair, sans une promo de taille, cet album prendra comme feu de paille. Parce que, quoi qu’on dise, Floby, Yoni, Bilgo, etc., malgré le fait que leurs œuvres ont été écoutées dans tous les sens, ont toujours pignon sur rue. Non seulement ces noms-là sont devenus des labels de la musique burkinabè, et mieux, des titres comme (Rosine, Nabasga, Noglem, koglgo etc.,) font toujours du «tabac» dès que les DJ les jouent. Alors Halalh a donc intérêt à ne pas dormir sur ses lauriers. D’ailleurs on peut dire que ça commence mal pour eux. La dédicace de l’album s’est faite sans album. Pour dire que l’œuvre n’était pas disponible sur place, encore moins sur le marché. «Nous avons produit 200 cassettes et 2000 CD, mais notre producteur a eu un problème de bagage, si fait que la valise contenant les supports audios est restée à Tripoli en Libye. C’est ce qui explique que l’œuvre n’est pas disponible. Mais je rassure que ce n’est qu’une question de temps l’œuvre sera disponible d’ici la semaine prochaine.» A juré la main sur le cœur le manager Zosué SANOU. Le producteur qui n’est autre que le styliste modéliste Emmanuel VALLADE n’était pas présent à la cérémonie de dédicace. Ceci explique-t-il cela ? Attendons de voir !
Par Frédéric ILBOUDO

Commentaires
flore (princesse de raso) le 28/12/2008 à 20:35:52HALALH C'EST DU BON SON!
VIVE HALALH ET VIVE L'AFRIQUE!