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Catégorie Théâtre: L'art des planches
Deux vigiles se relayent sur une femme mariée enceinte de sept mois
Deux vigiles se relayent sur une femme mariée enceinte de sept mois samedi 12 avril 2008C'est le comble! Deux vigiles employés dans un chantier à Malika n'ont pas hésité à se relayer sur une femme mariée sous la menace d'un coupe-coupe. Les deux vigiles ont fait preuve d'une cruauté sans précédent car la victime, en plus d'être mariée, traîne une grossesse de sept mois. L'un des vigiles, après plusieurs jours de traque, est finalement tombé dans les filets du poste de police de Yeumbeul alors que son complice disparu dans la nature est activement recherché. En garde-à-vue au poste de police de Yeumbeul, Abdou Sow - c'est le nom du vigile qui a été épinglé - sera déféré au paquet aujourd'hui mercredi 02 avril.
C'est une dame pleurant à chaudes larmes accompagnée de son époux en colère qui a débarqué au poste de police de Yeumbeul (Sénégal)pour narrer aux limiers sa mésaventure. Mariée depuis plusieurs années, M.C - ce sont les initiales de la dame - passe la journée au domicile de ses beaux-parents avant de rejoindre son mari à la tombée de la nuit dans une chambre prise en location et située dans le quartier de Darou Salam 6. Compte tenu de l'insécurité qui a cours dans ces quartiers, M.C se fait toujours accompagner par le cousin de son époux pour éviter toute mauvaise rencontre. Il en sera toujours ainsi jusque dans la nuit du 20 mars dernier. Une nuit qui va virer au cauchemar pour la dame. Enceinte de sept mois, elle se fait encore accompagner cette nuit-là par le cousin de son époux pour regagner la chambre où l'attendait son mari. Il était 23 heures, les rues désertes. Passant à travers un chantier situé non loin de la Cité Sonatel de Malika, la dame et le cousin de son époux sont surpris par l'arrivée inopinée d'un vigile qui se met au travers de leur chemin, un coupe-coupe à la main. Le vigile dont on saura plus tard qu'il répond au nom d'Abdou Sow interpelle la dame et son accompagnant sur les raisons de leur présence dans le chantier à cette heure de la nuit. « Je lui ai dit que je regagnais la chambre de mon mari et que l'individu qui est à mes côtés est le cousin de mon époux », renseigne M.C en pleurs devant l'enquêteur du poste de police de Yeumbeul qui recueillait sa déposition. Hélas, mû par des desseins inavoués, Abdou Sow ne se contente pas de cette réponse. Il invite la dame et son accompagnant à le suivre jusqu'au chef de chantier pour s'expliquer. Ce n'était qu'une manoeuvre pour les entraîner à l'intérieur du chantier dans un bâtiment en construction. La suite se passe de commentaires comme l'a du reste racontée M.C devant l'enquêteur. « Nous l'avons suivi, mais à hauteur d'un bâtiment en construction, il m'a dit d'attendre. Ce que j'ai fait. Puis il s'est éloigné avec le cousin de mon mari avant de revenir quelques minutes plus tard... Il m'a alors frappée avec le plat de la machette. Il a voulu me déshabiller, j'ai résisté, mais il m'a encore frappée avec la machette. Prise de peur, je me suis déshabillée et je lui ai montré mon ventre car je suis en état de grossesse de sept mois. Je l'ai supplié en lui demandant s'il n'avait pas de sœur, mais il m'a encore insultée et m'a demandé de me baisser pour qu'il me sodomise. J'avais tellement peur que j'ai senti immédiatement l'envie d'uriner. Je lui en ai fait part, il a accepté mais lorsque je me suis accroupie, je n'ai pu uriner car j'étais terrorisée. Ne voulant pas qu'il me sodomise je me suis couchée sur le dos, il m'a alors violemment pénétrée ». Le supplice n'en est pas pour autant terminé pour M.C car après avoir assouvi sa libido, Abdou Sow invite son collègue Papis Diédhiou à le suppléer. Le calvaire continue. Finalement pris de remords, les deux vigiles puisent de l'eau dans un récipient et obligent la dame à se débarrasser des souillures avant que l'un d'eux ne décide de la raccompagner jusqu'à son époux après avoir obtenu de la dame la ferme promesse qu'elle ne les dénoncerait pas. Quel culot ! Pourtant l'un d'eux accompagne la dame jusqu'à son époux. Pendant ce temps aucune trace du cousin de l'époux de la dame « J'avais fait la promesse de ne pas les dénoncer car j'avais peur que les autres individus qui se trouvaient dans le chantier ne me fassent subir le même sort », avoue M.C qui, dès que Papis Diédhiou lui a tourné, a raconté tout à son mari. Le reste est allé très vite. Après avoir constaté la présence de sperme sur les cuisses de son épouse, l'époux l'évacue au district sanitaire de Mbao avant de déposer une plainte accompagnée d'un certificat médical. Abdou Sow est alors cueilli après plusieurs jours de traque alors que son complice, s'est fondu dans la nature. Face à l'enquêteur, Abdou Sow a nié les faits. C'est sans compter avec les témoignages des autres individus présents dans le chantier et qui ont déclaré qu'ils ont eu vent de cette affaire. Abdou Sow sera déféré au parquet aujourd'hui mercredi pour les délits de viol collectif avec violence sur une femme mariée et enceinte de sept mois. En attendant d'être rejoint an taule par son complice déjà identifié.
Posté le 16/04/2008 | 259 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article
Hipolyte Ouangrawa dit "M'Ba Boanga"/"Ma femme est ma sève nourricière"
"Ma femme est ma sève nourricière"
L'une des "pupitres d'or" du Burkina Faso en matière de théâtre se nomme Hipolyte Ouangrawa, plus connu sous le pseudonyme de M'Ba Boanga. Talentueux comédien, il a déjà derrière lui une longue carrière. Aujourd'hui, il a ajouté à son expérience de comédien les titres de metteur en scène et directeur de troupe. Cet homme jovial mène sa barque malgré les aléas qui minent le 7e art et le théâtre.
Rencontre.
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S.M.P. : Qui est "M'Ba Boanga" ?
Hipolyte Ouangrawa (H.O). : Je suis un acteur comédien qui consacre tout son temps à la sensibilisation la population pour le changement de comportement vis-à-vis des enfants dans les foyers et dans la société pour le bien-être de la personne. |
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| “Je suis resté aux côtés de Prosper Compaoré pendant 18 ans”. |
S.M.P. : Vos difficultés dans ce métier ?
H.O. : Dans la vie, chaque chose que tu entreprends porte ses difficultés, mais quand on aime ce qu'on fait, les difficultés sont moindres parce qu'on sait à quel moment dominer les obstacles pour atteindre les objectifs. Quand on crée une pièce théâtrale, il faut d'abord connaître le milieu (les hommes) qui ont le même problème, les enjeux maîtrisés, le thème qu'on veut sensibiliser, mais une fois que ton problème à toi est plus que celui-là que tu vas rencontrer, c'est sûr à cent pour cent que tu n'atteindras pas tes objectifs. Il faut que tu aies moins de problèmes pour comprendre l'autre avant de pouvoir essayer de décortiquer et réussir à le sensibiliser par le médium du théâtre-forum.
S.M.P. : Si votre vie était à refaire, quel métier feriez-vous ?
H.O. : Je referai le théâtre, rire pour faire passer un message, amener la paix, l'amour, rire pour que quelqu'un puisse reconnaître ses difficultés, le soulager par le rire, l'amener à comprendre que le rire est un soulagement de paix de l'âme et de la personne et la paix du pays, c'est très important.
S.M.P. : Pouvez-vous évaluer l'impact du théâtre-forum que vous avez mené sur différents sujets, telles la violence contre les enfants, les femmes et l'excision. Est-ce que votre message a porté fruits?
H.O. : Vraiment, votre question est la bienvenue. Nos partenaires avec lesquels nous avons eu à travailler sont revenus nous dire leur satisfaction et demander à ce qu'on reparte sur le terrain car l'impact est immédiat une fois que le sujet est traité devant des milliers de personnes. Par le spectateur qui devient acteur, on reconnaît si le message a passé ou non. Faire le théâtre-forum est délicat et c'est un couteau à double tranchant différent du théâtre. Tant qu'on n'arrive pas à comprendre que si tu rates au théâtre-forum au lieu de sensibiliser, tu détruis avec des mauvaises idées, ce qui conduit à un changement de comportement néfaste sur la population. Dans le message que tu dois faire passer, il faut que la personne puisse changer positivement mais il y a plusieurs personnes qui disent moi j'ai fait le théâtre et ils ont ri ; d'accord mais est-ce qu'ils ont compris le message que tu as fait passer ? Le partenaire après évaluation sur le terrain ne viendra pas te dire qu'il a constaté un changement positif dans tel sujet ciblé. Je prends le cas de quelqu'un qui refuse de payer ses impôts et vous l'amenez à comprendre pourquoi il doit payer ses impôts. Payer ses impôts ne devient plus un problème. Dans le théâtre-forum, il faut amener les gens à ne pas payer leurs impôts en essayant de renverser les gens, les tordre et en ce moment le public réagit. C'est ce grain de sel qui fait naître dans l'esprit des gens qu'il faut payer l'impôt. C'est ce qui manque à ceux qui croient qu'ils ont fait du théâtre-forum, j'ai fait deux ou trois années je peux faire du théâtre-forum, je dis non, c'est très délicat.
S.M.P. : Parlez-nous de vos débuts.
H.O. : J'ai commencé le théâtre avec Prosper Compaoré dans l'Atelier théâtre burkinabè. J'étais l'un des premiers comédiens. J'ai 18 ans d'expérience avec Prosper. Un jour, il me dit : va créer ta troupe. Au début, c'était le Théâtre de l'espoir, l'espoir pour le développement. Tout petit que je suis, pas par la grandeur du corps mais par la grandeur de l'esprit, compte tenu du fait que mon niveau intellectuel ne me permettant pas de rencontrer les "grands", il fallait par l'expérience que j'ai reçue avec Prosper Compaoré et avec d'autres metteurs en scène, essayer de pouvoir émouvoir le cœur de ceux qui croient que le théâtre-forum est un moyen de sensibilisation et de conscientisation. J'ai alors recruté des gens qui n'avaient pas fait le théâtre à aimer le théâtre, à faire bouger le corps, et faire passer le message par ses actions. C'est là ma satisfaction morale. Savoir que le partenaire est content parce que vous avez réussi à faire passer votre message vous honore. Voilà comment le Théâtre de l'espoir est né en 1995 avec dix acteurs. D'autres sont partis pour créer leur troupe. Chaque personne a reçu ce que je leur avais promis au départ, suivre quelqu'un pendant plusieurs années dans le théâtre, c'est qu'on vous croit et ils gagnent quelque chose.
Les débuts sont toujours difficiles. Tout ce que j'ai réalisé est le fruit du théâtre-forum sans aide sans prêt, ni don.
S.M.P. : Quelle est votre situation familiale et est-ce que les membres de votre famille vous prennent au sérieux ?
H.O. : D'abord, j'ai 3 enfants et une femme et la première personne avec qui je m'amuse pour prendre source de vie c'est ma femme. Une fois que tu arrives à faire rire ton épouse avec qui tu partages tout, pendant tant d'années, il y a quelque chose qui naît. C'est elle qui est la source, la sève montante qui vit en moi, crée et si tu n'as pas la complicité de ton épouse qui partage la vie, c'est sûr à cent pour cent que tu as échoué. Maintenant au niveau des enfants c'est pareil. Il ne faut pas faire la dictature avec les enfants et on apprend la vie des enfants à travers tes enfants. C'est dans ta cour que tu prends racine.
S.M.P. : Racontez-nous une anecdote à l'endroit de nos lecteurs ?
H.O. : (Rires). Un jour, un mari s'est laissé prendre la main dans le sac. Il avait sa petite copine dans le quartier. Au lieu de s'éloigner, il est resté à côté. Chaque soir, il y allait et un jour sa femme l'a surpris et n'a pas manifesté sa colère. Elle avait un enfant en bas-âge. Le monsieur arrivé chez lui, prend le petit et parle avec lui en disant : (rires) on a enfin attrapé ton père. Ne ris pas mon enfant et la femme s'est mise à rire. Le rire soulage nos problèmes.
S.M.P. : Votre souhait le plus cher
H.O. : Que l'amour soit une permanence dans les foyers. Tout ce que nous entreprenons produira de belles fleurs. Mais si on arrive pas à avoir l'amour à l'intérieur, l'extérieur sera pire, l'enfer c'est l'homme qui le crée. Voici les trois problèmes qui se posent : la chambre, la véranda et la terrasse.
S.M.P. : Votre sport favori.
H.O. : Je pratique les arts martiaux, le baby-foot pour réveiller mon instinct et le jeu de dames.
S.M.P. : Le film qui vous a le plus marqué.
H.O. : "Vis-à-vis" avec le rôle de Ignace, le taximan. Au théâtre, il s'agit de "La misère de la vieille Silga" en hommage aux femmes du monde entier.
S.M.P. : Le spot publicitaire qui vous a le plus marqué
H.O. : Le spot sur le planning familial et sur la protection de l'environnement avec le spot sur Jean-Pierre
S.M.P. : Comptez-vous faire de la réalisation cinématographique ?
H.O. : Je ne veux pas faire du cinéma. Chaque personne doit exceller dans ce qu'il connaît. Cela renforcera le Burkina. Donner vie à ce qu'on fait. Etre réalisateur de cinéma, je ne crois pas, je ne veux pas, je ne rêve pas. Metteur en scène avec 32 personnes, c'est suffisant et je partage mon expérience c'est bon et Dieu merci. On peut filmer mes pièces théâtrales pour diffuser pour le bien-être des Burkinabè car l'or du Burkina ce sont ses hommes.
Sidwaya mag
Posté le 25/02/2008 | 124 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Récréâtrales 2008 /Toujours plus loin…Cent jours pour un théâtre qui interroge

Etienne Minoungou Directeur des Récréatrales
Depuis 2002, l'association FALINGA organise les Récréâtrales, Résidences de création, de formation et d’écriture théâtrales panafricaines, qui ambitionnent d’offrir, chaque année, à des équipes de création du continent ce qui leur manque le plus à ce jour : du temps (pour créer), de l’espace (pour s’épanouir), des compétences (pour encadrer les processus et professionnaliser les démarches), des opportunités d’échange (pour confronter son travail au regard d’autres créateurs du continent), des moyens techniques et logistiques (pour faire de ces créations des produits artistiques complets et non des ébauches d’emblée amputées car marquées du sceau de la pauvreté).
- La Quarantaine (40 jours) sera une étape « laboratoire », un réel lieu d’expérimentation et de construction d’une connivence créatrice entre un auteur et un metteur en scène, ainsi qu’un lieu de perfectionnement et de renforcement pour de jeunes artistes burkinabè ;
La Quarantaine réunit actuellement à ouaga depuis le 5 janvier 2008, 6 projets professionnels, qui regroupent un tandem auteur metteur en scène, en provenance du Bénin, du Togo, du Cameroun, du Niger du Congo et du burkina. Des ateliers de formation (mise en scène, jeu d’acteur et écriture) sont organisés pour les jeunes auteurs, comédiens et metteurs en scène. A la fin de cette première étape, une sélection sera effectuée par le comité de sélection et les équipes retenues seront invités à participer a la 2eme étape, les Résidences, du 15 août au 15 octobre 2008.
- Les Résidences de création (52 jours), quelques mois plus tard, constitueront une étape « production » qui permettra aux projets les plus aboutis de se concrétiser, avec l’adjonction au tandem auteur metteur en scène des comédiens, d’un scénographe, de capacités techniques (lumières, sons, costumes…) ;
- La Plate-forme festival (8 jours), à la fin des Résidences, permettra la rencontre entre les créations et le public, ainsi qu’un certain nombre de programmateurs de spectacles susceptibles d’assurer une vie ultérieure à ces spectacles. Dans cette plate-forme, les créations issues du processus des Récréâtrales côtoieront d’autres créations invitées offrant ainsi aux programmateurs un panorama dynamique des créations théâtrales originales du moment. Des rencontres professionnelles, espaces de débats sur les spectacles et sur les questions importantes de la création dramatique en Afrique seront proposés.
Sources : Récréatrâles
Posté le 14/01/2008 | 129 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
De l’humour pour dénoncer l’effritement des cultures africaines
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La compagnie Marbayassa a débuté ses activités théâtrales en mettant en scène une pièce de Molière « Le bourgeois gentilhomme ». Le spectacle a été présenté le samedi 5 et le mardi 8 janvier 2008 au Centre culturel français Georges-Meliès et au quartier Rimkiéta.
« Naaba » tel est le nom choisi de l’adaptation de la pièce du dramaturge français Molière intitulé « Le bourgeois gentilhomme » par la compagnie Marbayassa. Naaba, c’est l’histoire d’un opérateur économique, M. Jourdain, qui cherche à faire partie de la haute classe sociale. La grande première de la pièce a eu lieu le samedi 5 janvier 2008 devant le Centre culturel français Georges- Meliès par le jeu des acteurs. Parmi ceux-ci, Justin Ouidiga (M. Jourdain) a été excellent dans son personnage. Son accoutrement de bourgeois, ses mouvements, ses tirades en mooré ont déclenché le rire.
A côté de lui, Josiane Ouédraogo, plus connue sous le nom de Poupette et qui interprète Mme Jourdain, a su scéniquement donner la réplique à son mari « bêtement » en quête d’une nouvelle classe sociale. Sans oublier les autres comédiens qui, pour la plupart, jouent pour la première fois dans une pièce d’auteur : Léon Zongo, Jules Gouba, Wilfried Ouédraogo, Monique Sawadogo, Adé Congo, Drissa Dembélé.
Le mardi 8 janvier 2008, dans un autre décor, le quartier Rimkièta, la pièce a été chaleureusement accueillie par la population. « Naaba », mise en scène par l’un des meilleurs metteurs en scène de la place, Hubert Kagambèga, est un spectacle coproduit par trois compagnies : les compagnies Marbayassa (Burkina Faso), L’Etoffe des rêves (France) et Louxor (Togo).
Alassane KERE
Sidwaya
Posté le 11/01/2008 | 69 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Roger Ouédraogo, artiste comédien Burkinabè vivant à Chicago
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Culture
Roger OUEDRAOGO, Artiste comédien burkinabé vivant à Chicago
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«On parle moré à Chicago, bientôt on va danser le Kigba, le Warba, le Guéka, le Liwaga»
Il fait partie des jeunes artistes burkinabè qui font la fierté de notre pays. A Chicago où il vit depuis maintenant six ans, il fait de la promotion de la culture burkinabè un vecteur de communication et de communion avec les Américains. Son ambition, créer un festival burkinabè dans cet Etat américain.
Roger OUEDRAOGO, artiste comédien
Il est artiste comédien. Roger pour les intimes, on l'appelle «le gros». Il pèse m'a t- il dit, plus de cent Kg. Un poids et une prestance qui sont un atout pour lui à Chicago. Sur les planches burkinabè, il a fait ses preuves. Croyant pratiquant Roger Ouédraogo s'est retrouvé au pays de l'oncle Sam sur une invitation d'une de amie pour des échanges culturelles. «En effet, c'est après au cours d'un spectacle dans lequel je jouais que l'amie en question m'a approché pour me faire la proposition de développer et partager mon savoir avec les autres notamment avec les Américains. Aujourd'hui je partage mon temps entre les cours de chants, de danse et d'instruments musicaux que je donne dans plusieurs écoles et une activité sociale dans un hôpital de Chicago où je suis aide-nutritionniste». Son ambition est de faire connaître son pays à travers sa culture. «Je me considère comme un ambassadeur de la culture burkinabé. Une culture que je défends bec et ongle et dont je me bats pour promouvoir malgré les difficultés. Le Burkina contrairement à ce que les gens pensent, est un pays très peu connu par les Américains. Du fait de l'héritage colonial anglaise, les Américains connaissent plus les pays africains à colonisation anglais. Du coup, ce sont des pays comme le Ghana, le Kenya, le Nigeria etc qui sont très bien connus et où la plupart des ONG et les particuliers américains aiment s'investir et investir. C'est une situation que j'aimerai changer». L'homme qui fourmille de projets veut faire de Chicago une ville où la culture burkinabè se vendra aisément. Selon lui, le projet déjà en phase d'exécution est un réseau d'amitié que j'ai établi entre les membres de l'église New Life Covenant du pasteur M Wilfrido De Jésus, où il est l'un des fidèles et des structures sociales pour personnes nécessiteuses dans notre pays. Chaque vacance, une dizaine de membres de cette église et lui-même viennent à Ouaga pour passer du temps avec les femmes de la cours de solidarité de Tanghin, avec les orphelins et enfants vulnérables. «En 2006 nous sommes venus passer deux semaines. 
L'ambition du comédien burkinabè c'est de faire venir ce grand basketeur Dwayne WADE au Burkina Faso
C'est une expérience enrichissante pour les Américains car dès qu'ils repartent ils sont prêts à revenir pour partager la souffrance de ces gens là». Deux projets d'envergure que l'artiste rêve de voir se réaliser sont : la création d'un festival burkinabè à Chicago et celui d'inviter l'un des plus grands basketteurs du moment Dwayne WADE au Burkina. «J'ai noué des contacts avec un des célèbres basketteurs du moment, le grand Dwayne WADE. L'objectif est de l'amener à connaître et à s'intéresser au Burkina Faso et à voir dans quelle mesure il pourra développer des projets socio-sportive dans notre pays. Là également les contacts sont très avancés mais ce qui retarde les choses, c'est le calendrier de Dwayne qui est très chargé. Mais nous pensons que cela va se faire dans les mois à venir. Je suis en train de poser les premières bases de la création d'un festival burkinabé à Chicago. Après avoir fait le tour de plusieurs villes des États-Unis je me suis rendu compte que ce sont des gens qui cherchent toujours à découvrir de nouvelles choses. J'ai vu comment ces gens raffolent de la culture burkinabè, que ce soit la danse, les instruments de musique. Mon ambition est de créer un festival burkinabè de Chicago où pendant une semaine au plus, des troupes de Kigba, de Warba, les danseurs de Guéka en pays bissa, le Liwaga, etc seront produits». En attendant la concrétisation de tous ces projets, souhaitons bon vent à l'artiste. Lui au moins n'oublie pas la mère patrie.
Par Frédéric ILBOUBO |
Posté le 22/11/2007 | 154 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article
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