Articles
Un pasteur incarcéré pour avoir enceinté et tenté de faire avorter une malade mentale
Un pasteur a été interpellé et gardé à vue samedi par des gendarmes pour avoir enceinté et tenté de faire avorter une malade mentale qui était internée dans son église pour des soins.
La jeune Nanouche souffrait depuis quelques mois. Admis à deux reprises à l'Hôpital psychiatrique de Melen, sa maman a préféré la conduire dans une église locale du Christianisme Céleste sise au quartier Kinguélé dans le 3ème arrondissement de Libreville où une de ses soeurs a été définitivement guéri de la folie.
Pour entamer le traitement, le pasteur et son second exigent une somme de 90 000 FCFA. La maman de Nanouche, vendeuse de poissons, paye une avance de 60 000 FCFA. Le traitement commence et Nanouche sort de son état de délire. Mais sa santé est encore très fragile.
C'est à ce moment que l'adjoint du pasteur profite d'abuser toutes les nuits de la malade. Fatiguée de subir le martyr, un soir, la malade refuse de passer la nuit dans son coin habituel et se défend qu'elle « n'est pas une machine à faire l'amour ». L'argument suscite les soupçons dans l'église. Le voisinage est alerté.
Quelques jours plus tard, Nanouche présente les signes d'une femme enceinte. Tous ses soignants et sa famille attendent en vain ses menstrues. La panique gagne le temple. Les deux pasteurs ne s'entendent plus. La division est exacerbée par une affaire d'argent. Le second du pasteur a profité seul de l'avance de 60 000 FCFA versée par la maman de la malade.
Le pasteur menace de révéler le secret. Mais la jeune malade a confié au second du pasteur que le grand maître est également passé sur elle. Les deux hommes accordent leur violent et décident de tenter un avortement clandestin.
Ils font boire des comprimés à la jeune fille qui se plaindra des douleurs au ventre les jours suivants. La maman de Nanouche est finalement mise au courant de l'histoire qui se tramait. Vendredi soir elle a fait irruption dans le temple. Sa fille n'y est pas. Les deux pasteurs ont décidé de l'amener au domicile du pasteur principal dans le 2ème arrondissement au quartier Avéa.
Accompagnée de plusieurs autres femmes, la maman de Nanouche débarque au domicile du pasteur. Un enfant de 4 ans affirme que Nanouche est dans la chambre du pasteur lui-même absent. Elle vient de recevoir une injection.
Toute la famille du malade se met en branle. La jeune malade est conduite à l'hôpital pour des examens qui confirment sa grossesse. Le pasteur principal se sauve. Son second est conduit à l'unité spéciale de la gendarmerie. Il soutient que la meilleure thérapie pour guérir une femme de la folie c'est lui faire l'amour. « C'était le meilleur traitement qui lui a sauvé la vie », a-t-il avoué, sans émoi, aux gendarmes.
En attendant l'arrestation du pasteur principal, son second est toujours en garde à vue. Nanouche a regagné son domicile avec une grossesse non désirée. Sa santé, moins grave qu'auparavant, reste encore très fragile.
Posté le 27/06/2008 | 2 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Corruption au Burkina Faso
22 milliards volatilisés des caisses de l’Etat
Le mardi 3 juin 2008, le président de la Haute autorité de lutte contre la Corruption a remis son rapport d’activités au Premier ministre Tertius ZONGO. Le moins que l’on puisse dire, c’est que plus de 22 milliards de FCFA ont été engloutis dans les méandres de la corruption. Et cela de 2003 à 2006.
Molobaly TRAORE, remettant le rapport 2007 de la HACLC au premier ministre 
«Le défi majeur à relever aujourd’hui pour les peuples est celui du développement. Malheureusement, l’un des obstacles majeurs à ce développement se retrouve dans les effets néfastes de la corruption…» a dit Tertius ZONGO Premier ministre. En effet, que pouvait-on réaliser pour les laborieuses populations de notre pays avec ces 22 807 994 713 FCFA qui sont partis en fumée dans les méandres de la corruption et de la malversation ? Beaucoup de choses certainement : des ponts, des centres de santé, des forages, des écoles, etc. Avec ces 22 milliards et «poussières» qui sont allés dans des poches de quelques uns, très certainement que de nombreuses infrastructures pouvaient être construites à la grande satisfaction des populations. Mais comment cela se fera-t- il, si dans ce pays, des individus font passer leurs intérêts personnels au détriment de ceux des populations. Pour déceler cette dérive, l’équipe du président Malobali TRAORE a exploité les rapports de contrôle de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) et l’Inspection Générale des Finances (IGF) pour la période de 2003 à 2006. Les 22 milliards concernent l’examen de 15 rapports. «Dans toutes les administrations qui ont été contrôlées, il y a des sommes dissipées…», a soutenu Malobali TRAORE. Et même si ces 22 milliards dissipés ne sont pas dû à la corruption comme l’a soutenu le président «On ne peut pas dire qu’il y a corruption si le juge au regard des éléments ne décide…». C’est cas sont inquiétants pour un pays comme le nôtre où tout est prioritaire. En plus des 22milliards, le rapport Malobali fait état de 13 dossiers de malversations de moindre importance portant sur un montant de 160 267 619 francs relevés dans 49 dossiers. Face à cette situation, Tertius ZONGO a réaffirmé sa «… ferme détermination à soutenir, à renforcer et à poursuivre la lutte engagée…». Avant d’ajouter : «D’ores et déjà, je puis vous affirmer que toutes les structures et personnes révélées dans les quinze dossiers ont été interpellées. Du reste, sur la base de certains rapports d’explications déjà reçus, l’Inspection Générale d’Etat, a été instruite pour approfondissement des enquêtes de même que la justice».
La lutte va également s’intensifier à travers l’Autorité Supérieure de Contrôle de l’Etat (ASCE). Une autorité qui procède à la validation des travaux des résultats des organes de contrôle et de lutte contre la corruption et cela après une longue écoute des parties prenantes. En clair, dira Malobali TRAORE : «Cette autorité supérieure a été créée parce qu’il y a eu beaucoup de critiques sur les différentes structures de lutte …Avec la ASCE, on pourra rationaliser les moyens d’actions pour être plus efficace. Elle va absorber les compétences de la Haute autorité, de l’Inspection d’Etat. Cette autorité supérieure aura le plein pouvoir de publier ses rapports sans passer par l’autorité publique comme c’est le cas et mieux, elle pourra saisir directement la justice». Wait end see comme disent les Anglais.
Par Frédéric ILBOUDO
Posté le 12/06/2008 | 346 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article
Sus aux vampires
De la République, il en est comme de la sobriété. Tout le monde en parle, en bien, tout le monde en rêve, tout le monde y croit, mais presque personne ne s’attelle à la promouvoir. Lorsqu’après la colonisation, à nos entités socio-ethniques, se substituent des Etats, balkanisés au gré des intérêts des colons blancs, nous étions loin de comprendre que les «Indépen-dances sous hautes surveillances» nous contraignaient à l’apprentissage de la gestion républicaine. Aujourd’hui, point de reculade possible, M’ba Tinga, Fatogma, Yéro, d’où que tu sois, d’où que tu viennes, ton salut se trouve dans la République.
Il faut du tout pour faire un monde qu’il disait le penseur. Eh pour ça, y’en a du tout dans ce sacré pays. Des bons, des moins bons, des pires et des plus pires que je dirais. Tenez, pendant que je vous causais tantôt des moyens de survivre à la vie chère, il s’en trouve des coyotes au foi jaune s’ils en avaient, pour nous assener le coup fatal. Eh oui ! Des gibiers de potence qui ne méritent pas moins que le poteau n°5. Des criminels qui, à contre-courant de l’effort général, s’acharnent à nous enterrer vivants.
Vous savez pas de qui que je vous cause ?
C’est de cette bande d’ectoplasmes, sorciers d’un genre nouveau, qui se prétendent commerçants et qui reconditionnent les sacs de céréales en les délestant de quelques kilos pour nous les livrer à prix d’or.
Mais dites donc, les macaques, vous vous prenez pour qui ? Quand que le gouvernement cède les taxes et autres frais de douane, c’est à vous et à vous seuls que tout ça profite. Vous nous tuez doublement parce que les sacrifices de l’Etat ça se ressent dans la cagnotte du Trésor public qui nous appartient et vous vous servez en plus dans nos sacs ! Alors que vous avez vos marges déjà ! Donc, vous doublez, triplez vos bénéfs. Ah les vampires !
Mais on est où là ? Ils doivent rendre gorge les renégats. Et à ceux qui, constants dans la médiocrité et l’aveuglement volontaire sur les problèmes réels de notre peuple, tentent d’en faire un usage éhontément politique ou de dissertations, je dirais, j’ai mal à mon patriotisme. Ces pseudo commers ne sont que des fripouilles, des assassins, des vampires qui méritent le châtiment extrême. Je blague pas. C’est des criminels de la pire espèce et à ce que je sache, la peine de mort n’est pas abolie au FASO.
Foi de Charlot
Posté le 12/06/2008 | 75 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Babemba de Serge Aimé Coulibaly
L’Afrique contée par le corps
La compagnie Faso danse théâtre a donné rendez-vous aux amoureux de la danse contemporaine vendredi 6 juin 2008 au CCF. Objectif, montrer la dernière création de Serge Aimé COULIBALY, cet autre icône de la danse au Burkina Faso. Avec «Babemba», le chorégraphe-danseur signe son retour sur les planches de fort belle manière même si…
Serge Aimé COULIBALY, Chorégraphe danseur de la pièce Babemba 
Babemba est le récit mouvementé d’un continent torturé et meurtri. Sur scène, le sol encore fumant des affres de la guerre, les monts d’ordures et de déchets présentent le visage d’une Afrique qui cherche ses pas et conte l’histoire des corps en douleur de ses enfants qui clament leurs désespoirs. Pourtant, le continent regorge d’hommes vaillants. Pendant 1heure 30mn, l’Afrique, la mère Afrique vous conte ses souffrances, les souffrances de ses enfants. Guerre, maladies, désastres naturels, et tortures vous sont dites avec les corps, avec les chants. Le tout coulé dans de mélodieux sons de la kora et de la guitare. La mère Afrique, incarnée par la jeune cantatrice malienne Djénéba KONE vous transporte par la candeur de sa voix dans une irrésistible transe. Les mélodies, assurées par Sana Seydou KHANZAÏ et Doumba SANOU vous guident sur les méandres de cette souffrance. Sur la scène, quatre danseurs. Tantôt militaires, rois, intellectuels, ou simples citoyens, tantôt affublés de capes, ou encore en simples jeunes vêtus de Jeans et de T-shirts, pleins de dynamismes et de forces. Ce sont Lacina COULIBALY, Lévy Tierema KOAMA, Sayouba SIGUE, et Serge Aimé COULIBALY, les danseurs interprètes qui changent de couleurs à l’image du caméléon. « Babemba » pose encore une fois de plus la problématique de la place de la jeunesse africaine dans le développement du continent de par son engagement. «L’éparcité» de ses idées et de ses forces. «Cette jeunesse est-elle à l’image de ses grandes figures que sont NKRUMAH, SANKARA, LUMUMBA, MANDELA etc. ?». Une pièce contemporaine somme toute, mais qui ne manque cependant pas d’excès à certains niveaux. Le chorégraphe qui n’est autre que Serge Aimé COULIBALY et assisté par Lassina COULIBALY ont servi quelque peu, une pièce assez lourde, dans la scénographie, dans les costumes. Au niveau de la scénographie, le relevé du tapis qui a servi à présenter le champ de bataille rend la pièce lourde d’entrée de jeu. Ce qui fait perdre quelque deux à trois minutes où l’intervention des artistes est quasi inexistante. Certes, cela a été meublé par le récital des musiciens mais n’empêche. Outre ce décor, l’entrée et sortie de scène des danseurs pour changer de costumes sont également perceptibles. «On se croirait sur une scène de défilé de mode» a susurré quelqu’un, tant les danseurs changeaient d’accoutrement. En 1h 30mn de spectacle, chaque danseur a changé au moins cinq costumes. Il en était de même pour la cantatrice. Tout cela a contribué sans conteste à rallonger le spectacle qui pouvait être comprimé en 1heure au maximum, pour qu’il soit plus digeste. Mais à la décharge de l’équipe de Faso danse Théâtre, «il faut dire que le travail n’est par encore terminé. L’étape de Ouaga n’est que le début car, une autre partie du travail sera faite en France à partir du 17 juin», a lancé l’administrateur de la compagnie Ousmane BOUNDAONE. Cette création de Serge Aimé COULIBALY quatrième de son répertoire a été rendu possible grâce à la Rose des vents, Scène nationale Lille Métropole, Villeneuve d’Ascq le centre de développement chorégraphique la Termitière avec le soutien des centres culturels français Georges Méliès et Henri Matisse. La scénographie quant à elle a été assurée par Papa Kouyaté.
Par Frédéric ILBOUDO
Posté le 12/06/2008 | 70 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article
Bisbille à Telecel Faso/
Et si on jouait balle à terre
Telecel Faso est encore dans le tourment. Hier c’était les actionnaires qui salissaient le nom de la maison pour une question de représentativité. Aujourd’hui ce sont les travailleurs à travers le collège des délégués, qui affrontent l’administrateur provisoire pour abus d’autorité. Conséquence, Telecel est traînée dans la boue. Ce qui couvait encore au sein de la l’entreprise est désormais porté à la place publique. Le collège des délégués de personnel a rencontré les médias Jeudi 29 mai 2008 pour le grand déballage.
Un adage mossi dit « Si la pluie bat quelqu’un et son ennemie, évitez de battre une deuxième fois car ça causera encore plus de dommages » Et ce sont ces dommages que le collège des délégués de personnel de Telecel Faso conduite par le coordonnateur M Adolphe Sidibé et l’administrateur provisoire Mme Françoise Toé dans leur bisbilles sont en train de faire. En accusant l’administrateur provisoire d’abus d’autorité, de comportements divisionnistes, M Adolphe Sidibé et les siens jettent de nouveau, leur outil de travail, dans un contexte marqué par une haute concurrence en pâture. A coup sur l’histoire de cette boîte ferra les choux gras de leurs contempteurs. Suivez mon regard. Mais pouvais t’il en être autrement ? A suivre les travailleurs, non. Et pour cause, selon eux : « elle néglise le collège des délégués pour s’adresser directement au personnel, c’est le cas par exemple quant il s’est agit de la question du bonus. Elle prend des décisions stratégiques portant sur le budget ainsi que sur l’organigramme de l’entreprise, sans consulter le collège des délégués. Au regard de tous ces aspects, nous avons estimé que l’administrateur provisoire qui disait qu’elle n’avait pas compétence pour gérer nos revendication, peut réexaminer notre plateforme de 25 points laisser en souffrance, surtout qu’elle ne demande qu’un peu de bonne volonté. Sinon, le personnel se réserve le droit de s’inscrire dans une logique de grève ». Mais, au-delà de la plateformes revendicative, visiblement, le point division de cette guéguerre est sans conteste l’affectation du sieur Oumar Bonkoungou du poste de directeur des ressources humaines à celui de responsable à la sécurité. C’est donc la goutte d’eau qui a débordé le vase. Les travailleurs à travers le collège des délégués s’inquiètent « le climat de travail est devenu malsain. On a peur. Mme l’administrateur nous menace… ». Mais Mme Françoise Toé voit l’affaire autrement. « Je ne suis pas là pour faire la chasse aux sorcières, je suis là pour administrer, le temps que la justice tranche sur l’affaire qui oppose les actionnaires. C’est ce que j’ai dit aux travailleurs à ma prise de fonction. Il y a certaines exigences des travailleurs que je ne peut pas satisfaire eu égard de ma qualité d’administratrice provisoire. Sur la question du bonus par exemple, l’actionnaire majoritaire qui était Atlantic a proposé un demi mois de salaire que j’ai refusé. J’ai pris sur moi de distribuer l’équivalent d’un mois de salaire.. Ce que le collège des délégués a trouvé insuffisant. Les délégués ont exigé 10 mois de salaire. C’est pourquoi j’ai proposé aux travailleurs en faisant circuler une liste pour que ceux qui sont d’accord pour percevoir le bonus d’un mois puissent s’inscrire sur une liste. Le bonus a été distribué au mois de mars, avril. Ce que les délégués ne disent pas c’est que les autres années le bonus était distribué au plus méritants et pas à tout le personnel. » Mme s’est dit disposé a examiner la plateforme revendicative, mais qu’il n’était pas question de revenir sur les décisions d’affectation. A régime exceptionnel, mesures exceptionnelles. Pourrai ton dire alors « J’ai été amené a effectué une affectation. C’est cette affectation qui a été récupéré pour des motifs inavoués. Mais ils disent que c’est arbitraire. Où est ce que vous avez vu qu’une affectation est arbitraire ? Comment ils peuvent apprécier le caractère arbitraire d’une affectation ? En tant qu’administrateur, j’ai estimé que le poste de directeur des ressources humaine était suffisamment importante et commande qu’il y ait un travail de confiance, et de réactivité de la part de l’intéressé. Or ce n’est pas le cas. J’ai jugé que M Oumar serait plus apte ailleurs qu’au poste de DRH » Elle dit avoir reçu des menaces publiques de la parts de certains délégués c’est pourquoi elle estime que cette guéguerre que vit l’entreprise est plutôt personnel et va au-delà du cadre d’une lutte syndicale. C’est en janvier 2008 que Telecel Faso est entrée sous administration provisoire. En moins donc de 2 ans, cette boîte aura connu deux crises en son sein. Alors même qu’on ignore encore l’issue de ce tiraillement l’on se demande a quoi rime tout ce raffut ? Il est temps de jouer balle à terre si l’on veut véritablement sauver les meubles.
Frédéric ILBOUDO
Posté le 05/06/2008 | 111 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Rechercher dans les articles
Recommander ce blog |
Contacter l'auteur |
Blog illicite ? |
S'abonner au blog
|
Espace de gestion
Créer un blog gratuit avec Blog4ever - Meeting politique